
On savait, depuis le début de l’été, que PAYZONE était à vendre et que PROXIMANIA était sur le rang des acheteurs.
Payzone est le résultat d'une joint venture réalisé l'an passé entre Alphyra (un réseau paneuropéen de services prépayés) et CardPoint, entreprise de terminaux automatiques de billets (ATM). La nouvelle entité a débuté sa cotation sur le marché boursier LSE (London Stock Exchange) en septembre 2007.
Avant l'intégration des deux compagnies, Alphyra a traversé de sérieuses difficultés financières en raison de l'énorme dette accumulée après une période de forte croissance et qui a duré plusieurs années.
Au cours des derniers mois de 2007, avec l'intégration des deux sociétés, l'entreprise n'a pas pris la direction adéquate et les titres PAYZONE (PAYZ) ont fortement chuté.
Depuis ses débuts en bourse jusqu'à la fin de l'année elle a subi une baisse de 40 %. En janvier de cette année les problèmes se sont aggravés.
Des problèmes judiciaires sont apparus avec la démission du dirigeant et la cotation de PAYZ a été suspendue durant trois mois.
Après la nomination d'un nouveau conseil d'administration, la société a repris sa cotation en bourse (mai de cette année), mais l'action a continué de chuter jusqu'à 12 pences.
La nouvelle équipe gestionnaire a constaté d'énormes pertes : 165 M € pour le premier trimestre de 2008, à comparer aux 2 M € dans le rouge qu'elle avait inscrits dans la même période de 2007.
PAYZONE est également implanté en UK, Allemagne, Pologne et Roumanie.
PROXIMANIA ne reprend donc qu’une partie de la société avec une partie de la dette (on ne sait pas quel montant).
En tout cas payer 20 M € pour un CA de 650 M €, c’est vraiment très fort !!
Il est évident que PROXIMANIA n'a plus rien à faire sur le ML ni sur Alternext !!
Le site PAYZONE :
puis cliquer sur le mot "Payzone" dans la 5ème ligne du texte (cela semble énorme)
Communiqué : Paris, le 3 octobre 2008
Le Groupe Proximania vise désormais
un CA de 1 milliard d’Euros en 2009
PROXIMANIA et PAYZONE Plc ont signé le 3 octobre 2008 un accord préalable à la vente définitive de Payzone France, Italie et Espagne à LCOM (filiale à 100 % de PROXIMANIA), spécialiste de la distribution de recharges de téléphonie mobile et fixe prépayée en France.
La vente définitive, pour un montant de 20 millions d’Euros, dette comprise, est prévue le 31/10/08, après accord des autorités de la concurrence.
Les trois entités concernées, PAYZONE France, Espagne et Italie, réalisent un montant annuel cumulé de transactions d’environ 650 millions d’Euros.
Cette acquisition va permettre à PROXIMANIA de tendre vers un objectif de chiffre d’affaires 2009 d’environ 1 Milliard d’euros.
Pour Mike Maloney (PAYZONE), « C’est une excellente nouvelle pour PAYZONE. La France, l’Italie et l’Espagne ne faisaient pas partie de nos axes stratégiques de développement. Nous pourrons ainsi consacrer nos ressources aux marchés à fort potentiel de développement pour l’ensemble de notre offre. »
Pour Laurent Troude (PROXIMANIA), « L’intégration de PAYZONE France, Espagne et Italie permet à LCOM d’accélérer son développement sur le marché de la distribution des produits dématérialisés en France et de s’implanter significativement en Espagne et en Italie, deux pays à fort potentiel sur le
marché de la distribution de recharges de téléphonie mobile prépayées. »
Créé en 2004, Proximania est depuis l'origine le spécialiste de la distribution de produits «Air Time» (c'est-à-dire dématérialisés) pré-payés, notamment dans le domaine du rechargement des cartes téléphoniques. Progressivement, le Groupe a élargi son offre, désormais organisée autour de quatre pôles très complémentaires qui allient des compétences fortes et en totale synergie : fournisseur d'accès télécom, réseaux de distribution, vente de contenus et médias. Proximania est cotée sur le Marché Libre d’Euronext Paris depuis le 23 décembre 2005 - Mnémo : MLPRX - FR0010270280
Contact : Laurent Troude / contact@proximania.fr
J'espère de tout coeur me tromper, mais je pense qu'il peut y avoir un sursaut (ex plutôt récents : golog, mobilegov), et puis une retombée du soufflé, en attendant un "vrai" redémarrage de la bourse en général. Mais subprimes et ses suites (banques et assureurs exsangues), spéculation intense sur les matières premières et récession n evont pas aider à accélerer le processus.
Donc je suis dubitatif sur ces sociétés en hypercroissance externe, surtout dans un contexte de forte contraction des marges.
Qui vivra verra, en espérant de bonnes surprises pour les actionnaires
En conclusion, quel sera le facteur qui va primer ? Le coté endettement avec des boites en bilan catastrophique à redresser ou l'énormité du CA, avec l'espérance d'une gestion de Proxi rigoureuse qui va assainir ses nouvelles filiales ? Décidemment, la vie de Proxi est loin d'être un long fleuve tranquille !